La résiliation d’un bail doit respecter certaines règles. Alors que le propriétaire ne peut donner congé que dans certains cas précis, le locataire peut résilier son bail à tout moment sans avoir à motiver sa décision.. Il faut être attentif aux délais légaux.
Le préavis est réduit à 1 mois dans certains cas :
Si le locataire reste dans les lieux après l’expiration du préavis il peut faire l’objet d’une expulsion décidée par le juge.
Ce délai est réduit à 3 mois si le logement est meublé.
Si ce délai n’est pas respecté, le bail est reconduit automatiquement pour la durée initiale.
Lorsque le bail a plusieurs titulaires, le propriétaire doit donner congé à tous les cotitulaires du bail de location par lettre séparée. Faute de quoi le bail se poursuivra au profit de celui qui n’a pas été informé officiellement du congé.
A l’inverse tous les titulaires du bail locatif doivent donner congé au propriétaire, sinon le bail se poursuit au profit de celui qui n’a pas donné congé (qui se voit donc tenu au paiement des loyers).
La résiliation d’un bail se fait soit par LRAR, soit par acte d’huissier.
Le préavis débute à compter du jour où le destinataire a eu connaissance du congé.
Exemples de clauses abusives :
Le juge a déclaré abusives :
Quand à la signature du bail le locataire a versé un dépôt de garantie (un mois maximum de loyer hors charges depuis le 9 février 2008), le propriétaire le restitue dans un délai maximum de 2 mois après la remise définitive des clés.
Le dépôt de garantie est remboursé intégralement au locataire, déduction faite, le cas échéant, des sommes justifiées que doit le locataire au titre, notamment, des charges ou dégradations dues à un usage anormal du logement. La vétusté et l’usure normale ne sont pas imputables au locataire.
Attention, le dépôt de garantie ne produit pas d’intérêts au profit du locataire.
En cas de non restitution (ou de restitution partielle non justifiée) du dépôt de garantie, le locataire peut engager une démarche amiable (directement avec le propriétaire ou par l’entremise d’une association de consommateurs ou du conciliateur) suivie d’un recours selon la procédure simplifiée d’injonction de payer.